mercredi 17 janvier 2018

Révolution dans le domaine du désherbage

Habitués à voir de très longues rampes de pulvé sillonner les champs pour lutter contre les adventices, nos habitudes risquent de changer avec l’arrivée de robots désherbeurs.

Révolution dans le domaine du désherbage

Un nouvel ovni technologique a fait son apparition dans certaines cultures française pour une période de test. 

Ce robot désherbeur nommé Ecorobotix (nom de sa société Suisse) a été déployé dans plusieurs pays d’Europe, dont la France, dans l’optique de travailler sur de grandes exploitations et cultures. Pour les exploitants, ce test permettra de vérifier si le robot apporte une réelle valeur ajoutée par rapport à l’activité humaine chère en main d’œuvre mais aussi difficile à recruter.

Pulvérisation classique vs pulvérisation 2.0

Il existe déjà sur le marché d’autres robots qui ont pour mission de désherber, cependant là ou un tracteur muni de rampes de pulvérisation va « arroser » l’ensemble de ses champs de produits, le robot, va lui, pulvériser de manière ultra localisée

Son rayon d’action très précis peut aussi bien travailler sur l’inter-rang que sur le rang directement.

Là où votre tracteur aura besoin de carburant et de main d’oeuvre pour effectuer le travail, le robot sera lui indépendant. Doté de panneaux photovoltaïques sur son dos, il dispose d’une autonomie d’environ 12h. Cette longévité est également en partie due à son faible poids qui lui permet d’être transporté aisément avec une simple camionnette.

Côté capacité, il est beaucoup moins gourmand en produit qu’un réservoir classique de pulvérisateur. Ici le robot embarque deux réservoirs de 20L qui alimentent les buses situées au bout de ses bras articulés. Cette faible capacité est compensée par le fait que l’Ecorobotix va cibler, grâce à caméra situé à l’avant, les adventices pour appliquer le produit directement dessus. Cette méthode permet de diffuser moins de produit, d’être plus précis dans son traitement et de faire des économies d’échelle sur les doses à commander chaque année. La société Suisse affirme qu’il est possible de diviser jusqu’à 20 la quantité de produit à injecter.

Côté distance, ce robot est capable de couvrir une surface de 3 hectares par jour en fonction de l’état de votre champ et du niveau d’ensoleillement.

Un désherbeur intelligent

Disposant d’une banque d’image constamment mise à jour, Ecorobotix peut analyser et reconnaitre chaque plante grâce à son algorithme spécialisé sur les adventices. La société Suisse indique que leur robot est capable de détecter une « mauvaise herbe » même au stade précoce de son évolution. 

Cependant en fonction du niveau d’ensoleillement, de la hauteur des cultures, le robot peut rencontrer des difficultés et ne pas détruire la plante néfaste. Les concepteurs continuent d’animer la banque d’image de la machine via ces tests effectués en Europe. On parle ici d’apprentissage continu. On imagine très bien dans quelques temps l’envoie d’information dès que le robot rencontrera des difficultés et interrogera l’homme qui prendra la décision finale.  

Un modèle économique à construire

Bien qu’imparfait à ce jour, le système développé par Ecorobotix va continuer à évoluer et à apprendre. Aujourd’hui les tests effectués principalement sur des champs de betteraves vont s’élargir vers d’autres cultures comme les céréales et autres cultures légumières. 

La question première que se poseront les cultivateurs : « cette solution est-elle rentable et écologique ? ». Les calculs sont en cours pour déterminer le retour sur investissement que peut occasionner l’achat de ce robot dont le prix est estimé à 25 000 €. En face de ce prix il faut calculer la masse de matière à acheter par an mais aussi du gain de temps et d’énergie que cela permet.

Les concepteurs travaillent aussi sur les produits de biocontrôle. 

Pour rappel le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et les interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.

Le robot devrait être mis sur le marché d’ici 2019, ces concepteurs souhaitent continuer l’apprentissage de la machine mais aussi se donner la possibilité d’élargir le spectre d’action en y intégrant un système de traitement mécanique et thermique répondant ainsi aux cultures en conversion ou déjà bio et demeter.

En attendant cette petite évolution ou "révolution", vous pouvez toujours commandez vos pièces de pulvérisation sur notre boutique Agrizone :

Affaire à suivre.

Site du fabriquant : www.ecorobotix.com

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