vendredi 2 novembre 2018

L'agriculture vue dans 10 ans

Retour sur la vision de 4 experts sur le monde agricole d’ici 10 ans. Thierry a rencontré pour vous des acteurs ayant chacun des regards différents mais souvent complémentaires sur l'agriculture en France.

L'agriculture vue dans 10 ans

Julien Hérault fondateur de Agroequipement : Expert en machinisme agricole

Dans son interview, Julien revient sur le développement des automatismes et de la robotisation des « ensembles » pour la gestion des cultures.

Aujourd’hui les tracteurs dits autonomes sont déjà très bien implantés sur le territoire. La question est devons-nous aller encore plus loin dans l’autonomie de la machine. Le métier d’agriculteur ne vit-il pas encore une nouvelle révolution avec l’ère de la robotisation agricole ? L’intérêt du bon technologique que le secteur vit actuellement, permettra à l’agriculteur de se recentrer vers des tâches à plus forte valeur ajoutée comme la valorisation énergétique.


La question sous-jacente à cette thématique est la suivante : le métier d’agriculteur va t’il disparaitre avec le temps ? La réponse est bien entendue non. Il sera toujours présent pour contrôler, superviser et décider des actions à mener sur ses terres. Les futurs enjeux d’une agriculture deviendraient : 

  • le réglage de la machine,
  • le réglage des nutriments du sol
  • le réglage des interventions pour le travail des sols…

 
L’évolution du machinisme agricole, d’après Julien passera par l'arrivée de robots autonomes sous forme de petites machines pour le binage par exemple. On avance vers des modèles plus orientés sur des tracteurs de plus petites tailles tout en conservant une puissance électrique suffisante pour tourner et travailler en continue.
 
L’agriculteur deviendra le maitre d’œuvre sur ses parcelles agricoles et ses missions évolueront vers plus de réflexion et de contrôles lors de chaque étape de « production ».


Matthieu Archambault :  agronome : spécialiste de la conservation des sols

L’évolution du métier d’agriculteur réside pour Matthieu à renfoncer l’autonomie de la personne. Cette autonomie passe à la fois par une indépendance économique, financière mais aussi de décision. Le principe d’autonomie s’applique également à la partie « terre » qui doit être capable de se régénérer via l’agroécologie (technique de couverture végétale, techniques de TCS et Semis directs, amener l’élevage dans le travail des sols…). 


Matthieu revient sur le fait que les agriculteurs doivent reprendre en main leur indépendance économique. Ils ne doivent plus subir mais devenir moteur quant aux décisions économiques notamment au niveau des marges qu’ils doivent générer vis à vis des acteurs comme la GMS, les circuits courts, la valorisation du produit et du métier…


Marie Gabrielle Miossec : Grand Reporter

L’avenir de l’élevage est indispensable à l’équilibre de la nature. Avec l’émergence depuis 4-5 ans des mouvements déstabilisant le monde de l’élevage il faut apporter des réponses pragmatiques et raisonnées autour de ce métier qui ne consiste pas « simplement » à tuer des animaux. Au-delà des principes de santé, l’élevage est légitime sur le territoire français, il favorise l’existence et la présence d’animaux qui ne pourraient pas être présents sans cette activité. Bien entendu l’élevage ne doit pas continuer sur ses travers avec par exemple les élevages intensifs, la surexploitation des animaux dans des structures non adaptées et trop petites pour des cheptels de grandes tailles.


Mme Miossec rappelle que manger de la viande issue de l’élevage n’est pas un crime et qu’une minorité comme les véganes et le véganisme consisteraient à modifier complètement notre civilisation. Si vous souhaitez en savoir plus sur les nombreuses questions posées à la communauté scientifique autour de l’élevage et de la consommation de viande en France, n’hésitez pas à vous procurer le hors-série de la France Agricole.

 

Jean-Marie Seronie : agroeconome

L’avenir de l’agriculture vis à vis de la PAC : politique agricole commune. Les agriculteurs rentrent dans une nouvelle phase d’économie de marché mondial. Il ne faut pas en avoir peur et s’adapter aux conditions climatiques qui risquent de varier davantage. Le rôle de la PAC est de prendre en compte ces phénomènes et prendre en charge la « gestion des risques ». Cette gestion passe par une nouvelle exploitation de l’agriculture : gestion des nouvelles techniques agricoles, gestion de la fiscalité, gestion des transitions énergétiques et environnementales. Pour Jean Marie, la PAC doit modifier son processus d’aide économique direct pour se réorienter vers un soutien à l’adaptation, une aide à la transition écologique : phyto, machinisme…
 
Merci à Thierry pour ces interviews passionnantes sur différentes visions de l’agriculture d’ici 10 ans.

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